Quel sens donner aux oiseaux naturalisés exposés à la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006 ?

Del Socorro Françoise, 2006

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Introduction

Qu’est-ce que le sens ?

L’analyse du sens a toujours été un problème pour la linguistique car il ne peut être appréhendé que par des moyens subjectifs or la linguistique se défini souvent comme une discipline proposant des méthodes objectives pour représenter la forme écrite et la forme sonore de la langue au moyen de règles qui décrivent la langue telle qu’elle est et non pas telle qu’une norme sociale aurait voulu qu’elle soit.
Actuellement, il existe deux grands courants théoriques pour parler du sens à Nanterre.
Soit on considère que les mots ont un sens en eux-mêmes.
On peut donc les relier par des relations d’hyperonymie : un oiseau est un animal, de synonymie : un oiseau est un animal qui vole, de polysémie : un oiseau peut soit être considéré comme un messager car tout comme la parole il utilise l’air pour se mouvoir, soit être considéré comme un animal car il peut respirer, manger et se reproduire, d’homonymie : le verbe voler peut soit désigner le fait d’utiliser ses ailes pour se mouvoir dans l’air, soit le fait de transgresser la loi en s’appropriant du bien d’autrui.
Soit on considère que les mots n’ont pas de sens en eux-mêmes, et que le sens vient de l’interaction entre plusieurs mots.
On peut donc observer le substrat commun à tous les changements de sens de la phrase par le procédé de commutation : l’oiseau écoute, observe, regarde, de suppression : l’oiseau vole une bague, l’oiseau vole, de déplacement : l’oiseau regarde le serpent / le serpent regarde l’oiseau.
Cela a pour conséquence que si on suppose que la plupart des mots ont un sens en eux-mêmes, alors on peut par exemple associer à chacun une définition prototypique : Un oiseau est un animal ovipare qui a un bec avec des plumes et des ailes.
Et si on suppose que aucun mot n’a de sens en lui-même, alors on peut par exemple associer à chacun une définition non lexicalisable : Un oiseau est une entité A qui est tantôt décrite comme le siège d’une sensibilité B vécue en parallèle par une autre entité C tantôt décrit comme l’agent d’une activité D impliquant un procès P typique de A.
Peu importe la théorie linguistique utilisée, en sémantique à Nanterre, ce sont les concepts véhiculés par les mots que les sémanticiens étudient et non les objets auxquels ces concepts font allusion. Attribuer un sens à une exposition pose donc un problème méthodologique car ce sont des objets qui sont exposés et non pas des concepts.
Néanmoins il est possible de suggérer d’autres interprétations pour considérer que les objets tout comme les concepts sont porteurs de sens. Et que ce sens est analysable.
On verra alors tout d’abord le thème de l’imaginaire dans les oiseaux et l’imagination des visiteurs, sous l’angle de la taxidermie et de la scénographie, et ensuite l’interprétation des bases de données sur les oiseaux exposés à la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006, sous l’angle de l’état des lieus fin 2006, sous l’angle des oiseaux que l’on peut également retrouver en Ile-de-France en 1999, et sous l’angle des oiseaux préférés des Français.
Au muséum les visiteurs ne sont pas à la recherche de cadavres d’oiseaux, mais à la recherche d’un monde imaginaire où la frontière entre la vie et la mort n’existe plus.
Ce monde ne vient que si l’illusion a été soigneusement préparée par les taxidermistes qui ont tout fait pour redonner à l’oiseau son image originelle et par les architectes et scénographes qui ont choisis une esthétique minimale afin que rien ne vienne troubler le caractère onirique de l’imagination des visiteurs qui reconstituent la diversité du vivant autour d’eux en oubliant pendant quelques minutes qu’il s’agit de spécimens naturalisés.

A-] Les oiseaux et l’imagination des visiteurs

A.a) La taxidermie

La taxidermie est un moyen de conserver l’apparence physique des espèces. Elle permet au public de s’émerveiller devant le caractère riche et énigmatique de la nature, au musée de conserver la mémoire du passé pour susciter un questionnement sur l’avenir, au scientifique de vérifier si les critères de classification anatomiques et génétiques sont toujours valables au niveau morphologique, et à l’oiseau d’être identifié sans contraintes de temps au moyen d’un guide ornithologique selon les caractères suivants : la taille, la forme et la couleur. Les oiseaux naturalisés et exposés ont leur nom vulgaire ainsi que leur nom latin exposés sur la vitrine ou sur un socle. Ce dernier s’inspire de la nomenclature de Linné puisqu’il s’agit d’un nom en deux parties, la première désigne le genre et la seconde l’espèce. L’intérêt de cette taxonomie pour le visiteur est de pouvoir retrouver facilement le nom vulgaire de l’oiseau en d’autres langues ou sous d’autres variantes de la même langue.
Les taxidermistes peuvent soit préparer les oiseaux pour les présenter au public, dans ce cas la naturalisation et la restauration des oiseaux déjà naturalisés a pour but de retrouver en l’oiseau un souvenir intact de sa vie, soit préparer les oiseaux pour qu’ils puissent être un jour consultés dans les réserves de la zoothèque comme témoins de la diversité du vivant, ce qui a pour but une meilleure conservation du spécimen pour la postérité et qui implique le moins d’interventions possibles.
C’est la préparation muséologique qui nous intéresse. Le taxidermiste commence par dépouiller l’oiseau de sa peau, il ne tanne pas ses plumes car elles sont fragiles mais il tanne l’intérieur de sa peau avec des produits chimiques. Puis il imagine un mannequin avec une mise en mouvement crédible qu’il dessine et qu’il calcule en fonction des proportions de l’oiseau. Puis il construit le mannequin qui ira vêtir sa peau. Celui-ci possède des muscles en polystyrène recouvert de résine traversé par un mince squelette en fil de fer qui sert à maintenir l’oiseau droit. Les muscles en polystyrène redonnent du tonus à la silhouette de l’oiseau qui peut désormais se tenir debout. Les yeux sont remplacés par des billes de verre pour imiter l’intensité du regard d’un oiseau animé. Une étiquette a sûrement été attachée à la patte de l’oiseau, celle-ci mentionne le nom vulgaire français de l’oiseau et son nom latin. On s’attend à ce que l’étiquette d’origine donne plus d’informations que la vitrine où il est exposé, le nom scientifique doit alors comporter sept parties, l’embranchement : l’oiseau fait partie des chordés1, le sous-embranchement : l’oiseau fait partie des vertébrés2 la classe : l’oiseau fait partie des oiseaux3, l’ordre, la famille, le genre et l’espèce, et être accompagné de la date et du lieu où il a été trouvé mort ainsi que sa provenance géographique quand il s’agit d’un spécimen importé.
Les oiseaux qui sont exposés au muséum après montage ou après restauration sont très réussis, ils ont l’air d’être vivants car leur plumage est resplendissant, ils ont une posture qu’ils pourraient avoir s’ils étaient en vie, et ils ne ressemblent pas du tout à des éléments décoratifs. Au total le muséum possède 30 000 oiseaux sur socle mais seul une infime partie est exposé dans la Grande Galerie de l’Evolution. La plupart doivent être conservés dans la zoothèque à l’abri du public. Il possède aussi 130 000 oiseaux mis en peau à des fins d’études scientifiques et de mémorisation du passé. Et sa collection représente 50% des espèces connues dans le monde, soit environ 5 000 espèces différentes. Un seul spécimen est mal conservé et sent mauvais, il s’agit du casoar au 3ème étage.


1 Embranchement qui inclue entre autres les poissons, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères.
2 Embranchement qui inclus tous les animaux possédant une colonne vertébrale.
3 Embranchement qui inclus tous les vertébrés tétrapodes ovipares à sang chaud couverts de plumes qui ont les clavicules soudées en forme de fourchette, et le premier orteil retourné vers l'arrière.

A.b) La scénographie

A.b.1) L'illusion

Les scénographes Paul Chemetov, Borja Huidobro et René Allio ont décidé de faire confiance au travail de reconstitution de la vie par les taxidermistes pour présenter les oiseaux naturalisés sans terre, sans pierre, sans troncs, sans branches et sans feuillages, sans utiliser de matériaux naturels ni artificiels pour reconstituer leur environnement immédiat. Ils ont choisis de confronter l'illusion de la vie avec la froideur des matériaux utilisés pour l'architecture du bâtiment et la structure des vitrines en espérant que "Les statues animalières projetées dans cette abstraction prennent une nouvelle dimension, entre vrai et faux, entre vie et mort." (Bezombes Dominique (dir.), La grande galerie du muséum national d'histoire naturelle, conserver c'est transformer. Edition brochée. Tours. Le Moniteur et la Mission interministérielle des Grands Travaux (Paris), 1994. Chapitre IV, Nouveaux regards, p.124. ISBN 2-281-19082-X).
On peut supposer que si il y avait des décorations autour des oiseaux naturalisés, alors les oiseaux naturalisés ne donneraient pas l'impression d'être en vie, et que la confrontation d'éléments opposés comme la vie et la désolation est un des facteurs qui permet au visiteur de supposer que ses impressions premières sont les bonnes.
Le fait de prendre une illusion pour la réalité peut aussi bien être expliquée par des facteurs logiques comme la fausse induction, que par des facteurs psychologiques comme le fait que dans un musée de science on vient pour apprendre en se distrayant, et par des facteurs sociaux comme le refus de la mort. Mais les facteurs logiques ne mettent pas du tout l'accent sur ce qui cause l'illusion, mais sur comment décrire le problème de façon à comprendre ce qui se passe à chaque étape du raisonnement. Ce type d'explication n'a bien sûr rien de psychologique ni de social car on s'intéresse à la raison.
On se demande comment est-il possible que les visiteurs se laissent séduire par l'idée que les oiseaux empaillés sont des oiseaux vivants à la Grande Galerie de l'Evolution?
On répondra à cette question en trois parties, tout d'abord on essayera de définir ce qu'est la logique, ensuite on essayera de répondre à la question, et enfin on montrera dans quelle partie dans quelle partie du raisonnement utopique que l'on suppose être celui du visiteur, cette idée devient réalité?

A.b.2) A propos de la logique

En logique on considère que un raisonnement peut être décomposé en un ensemble de phrases affirmatives, appelées propositions, elles-mêmes décomposables en un ensemble de phrases atomiques, appelés énoncés atomiques. Ces énoncés s'articulent autour de connecteurs logiques qui correspondent chacun à une table de vérité. Il existe des règles de déduction logique qui opèrent sur ces connecteurs pour permettre de calculer le raisonnement pour donner une explication formelle de son fonctionnement. Ces règles ne servent pas à faire des calculs sur des objets du monde comme le fait l'arithmétique, mais à faire des calculs sur des phrases. Le mot "vérité" en logique n'a pas du tout le même statut que le mot "vérité" dans notre monde. On ne peut pas lui attribuer un substrat psychologique ou une fonction rhétorique car elle ne s'oppose pas au mensonge puisque la logique ne sert pas à émettre des jugements sur les objets du monde, elle sert à émettre des jugements sur les liens entre les phrases. La logique est un formalisme simple qui part d'une liste de propositions affirmatives et vérifie si les liens qui les unissent ne sont pas contradictoires. Il existe plusieurs sortes de logique mais on s'intéressera uniquement à la logique des prédicats.
En logique des prédicats, les phrases sont vues comme des fonctions où les éléments peuvent se référer au monde. Mais il s'agit d'un monde métamathématique, imaginaire, créé de toutes pièces par les phrases.

A.b.3) Comment est-il possible que les visiteurs se laissent séduire par l'idée que les oiseaux empaillés sont des oiseaux vivants à la Grande Galerie de l'Evolution?

Un énoncé atomique comme "Tous les cygnes sont blancs" se note sous la forme: x, C(x)B(x) car il signifie que si x est un cygne alors x est blanc d'où l'ensemble "être un cygne" est inclus dans l'ensemble "être blanc". Un énoncé complexe comme "Si aucun des animaux naturalisés n'a de décor dans sa vitrine alors on a l'impression qu'il est vivant". Peut aussi être réduit à cette formulation. Or pour démontrer qu'une inclusion d'ensemble est fausse, il faut alors trouver au moins un élément du premier ensemble qui ne soit pas dans le second ensemble. Donc pour prouver que l'assertion selon laquelle "Tous les cygnes sont blancs" est fausse il faut trouver au moins un cygne qui ne soit pas blanc. Et pour trouver que les oiseaux naturalisés ne donnent pas l’impression d’être en vie, il faut que la vitrine soit décorée. Et quand on trouve cet élément qui remet en question tout un raisonnement inductif, on note la nouvelle assertion avec la formule: x, C(x)B(x). On utilisera le même type de formule si on trouve un animal dont la vitrine est décorée et donc qui ne donne pas l'impression d'être en vie.

A.b.4) Dans quelle partie du raisonnement, l'hypothèse (2) selon laquelle "il y a des décorations dans la vitrine donc la naturalisation semble fausse" n'intervient pas?

On peut proposer le raisonnement suivant pour décrire utopiquement le raisonnement du visiteur:
P1: Tous les animaux autour de soi sont empaillés.
P1: A(x)
P2: Or tous les animaux empaillés autour de soi donnent l'impression d'être en vie.
P2:x, A(x)I(x,v)
P3: Et si toutes les impressions sont vraies.
P3: x, I(x,v)V(x)
P4: Alors tous les animaux empaillés autour de soi sont en vie.
P4: x, A(x)V(x)
P5: Et si tous les oiseaux naturalisés font partie des animaux empaillés autour de soi.
P5: x, O(x)A(x)
P6: Alors tous les oiseaux naturalisés sont en vie.
P6: x, O(x)V(x)

L'hypothèse (2) n'intervient pas entre (P2) et (P3).

En conclusion en linguistique l'enseignement de la logique a remplacé depuis très longtemps la philologie. Et est en train d'être remplacé depuis plusieurs années par des formalismes plus propres au domaine de la linguistique et donc plus utiles pour la description des phrases. Je me doute que la philologie servait à décrire les phrases, je pense qu'elle s'intéressait plutôt à dire qu'on peut aborder une idée selon plusieurs points de vue. Et peut-être que la linguistique actuelle est en pleine décadence car même si grâce à la logique on est libre de noter la forme des mots comme on veut, mais on n'est pas du tout libre d'utiliser les concepts que l'on veut et de débattre sur les définitions que l'on veut. Il aurait fallu trouver un équilibre entre le formalisme et la philologie qui a disparue de l'enseignement.

B-] Les oiseaux naturalisés exposés à la Grande Galerie de l’Evolution fin 2006

B.a) Méthode et problèmes liés à ma base de données

B.a.1) La méthode pour fabriquer ma base de données

En ce qui concerne la méthode utilisée pour fabriquer ma liste d'oiseaux exposés, je suis allée à la Grande Galerie de l'Evolution le 20/10/2006, 01/11/2006, 09/11/2006, 11/11/2006, 17/11/2006, 23/11/2006, 25/11/2006, 01/12/2006, 20/12/2006 et j'ai noté les oiseaux exposés soit en mettant une croix à côté des oiseaux qui étaient dans la liste des oiseaux exposés au muséum en 1994 soit en rajoutant les noms absents derrière la liste. Les noms non cochés étaient absents et il y en avait environ 44. Je dis environ parce que certains oiseaux présents en 1994 sont présents en fin 2006 mais ont été renommés afin qu'on puisse les retrouver plus facilement dans les bases de données officielles.
En ce qui concerne la fiabilité de la liste que j'ai faite, on peut estimer que chaque nom d'oiseau de la liste proposé pour fin 2006 a 73% de chances de correspondre vraiment à l'oiseau qui est exposé à la Grande Galerie de l'Evolution. J'ai calculé ce chiffre de la façon suivante. J’ai écris en tout 330 lignes pour parler des oiseaux exposés à la Grande Galerie de l’Evolution fin 2006 et des oiseaux qui étaient présents à la Grande Galerie de l’Evolution en 1994 mais absents en 2006. Mais je n’ai émis des jugements taxonomiques que sur 326 noms, c'est-à-dire, je n’ai pas pris en compte les oiseaux mentionnés dans les quatre dernières lignes du tableau. Or si on considère que dans mon brouillon il y a avait une erreur à chaque fois que je mettais longtemps à retrouver le nom de l'oiseau exposé sur
www.oiseaux.net, alors j'ai rencontré environ 173 erreurs sur 326 noms que j’ai ensuite soit modifiés soit laissés comme tel. Donc il y a (173*100)/326 = 53 % d'erreurs environ. Si on suppose que dans les choix que j'ai fait pour corriger les erreurs de façon à retrouver plus facilement les oiseaux sur www.oiseaux.net, un choix sur deux est faux, alors je me suis certainement trompée pour 27% des oiseaux. Donc il y a sûrement 100-27= 73% des oiseaux qui ont été bien choisis. Donc on peut estimer que chaque nom d'oiseau de la liste proposé pour fin 2006 a 73% de chances de correspondre à l'oiseau qui est exposé.
En ce qui concerne comment j'ai fait pour obtenir les tableaux sur le nombre d'oiseaux par thème, que ce thème désigne un lieu: les oiseaux de la Grande Galerie de l'Evolution, les oiseaux du thème Arctique Antarctique, les oiseaux de la salle des espèces menacées et des espèces disparues, ou un concept: les oiseaux de l'ordre des accipitriformes, les oiseaux de la famille des accipitridés, les oiseaux préférés des français, j'ai suivi une de ces deux méthodes:

  1. Soit j'ai copié ma liste originale sur un nouveau document Word et j'ai ensuite effacé tous les oiseaux qui n'étaient pas concernés et j'ai copié et collé la liste des oiseaux restants sur le Fichier Texte car celui-ci affiche le nombre de lignes et donc le nombre d'oiseaux lorsque l'option "Retour automatique à la ligne" n'est pas cochée.
  2. Soit j'ai copié ma liste originale sur un nouveau document Word, j'ai sélectionné le nom dont je voulais compter le nombre d'occurrences, et je suis allée de manière simultanée sur l'option "remplacer", puis j'ai remplacé toutes les occurrences de ce nom par le vide et cela dans tout le document. Car Word compte le nombre d'occurrences remplacées au total et donc le nombre d'oiseaux qui porte ce nom.

B.a.2) Les types d'erreurs rencontrées et la raison de ces erreurs

Quand j'ai corrigé les noms d'oiseaux, je ne savais rien sur la méthode de taxonomie des oiseaux, j'ai juste trouvé bizarre que je n'arrivais pas à retrouver plus de la moitié des oiseaux de la liste sur oiseaux.net.

Les types d'erreurs rencontrées les plus fréquemment sont les suivantes:

-Le nom vulgaire ou le nom latin est incomplet car:
a) Le genre est absent
b) L'espèce est absente
c) Tout le nom vulgaire est absent
d) Tout le nom latin est absent
e) L'espèce n'est pas assez précise

-Le nom vulgaire ou le nom latin est différent car:
a) Le genre est différent
b) L'espèce est différente
c) Tout le nom vulgaire est différent
d) Tout le nom latin est différent
e) L'espèce est très précise

-Le nom vulgaire ou le nom latin est mal orthographié car:
a) Il manque des tirets
b) Il manque des espaces
c) Il y a des problèmes d'accord
d) L'écriture est phonétique
e) L'écriture est francisante
f) Il y a une erreur de frappe

-Le nom vulgaire et le nom latin sont incompatibles.

-Autres erreurs.

Mais les types d'erreur rencontrés ne disent rien sur la raison de leur existence. La question pourquoi rencontre-t-on autant d'erreurs revient à la question qu'est ce qu'un nom d'oiseau?

Les noms d'oiseaux s'inspirent certainement de la nomenclature de Linné, un célèbre botaniste, qui considérant le nom comme une définition, inventa une manière toute simple de nommer les plantes connues tout en permettant à celui qui ne les connaît pas de les reconnaître facilement et de profiter ainsi du savoir des spécialistes sans encombrer sa mémoire avec tous les critères de différenciation existant au sein d'un même genre, cette invention ce fut les noms triviaux - nommen trivialis, un nom en deux parties où la première désigne le genre et la seconde l'espèce, cette idée pratique révolutionna la manière dont les zoologistes nomment les animaux et ce depuis la publication de la 10ème édition du Systema Naturae en 1758. Pour être plus précis, pour Linné le nom sert à définir l'être observé et il existe 3 types de définitions:

  1. Les définitions artificielles où chaque genre se distingue d'un autre genre du même ordre par une seule marque, ce qui rend la définition très utile pour identifier le spécimen que l'on observe, et l'espèce à laquelle il appartient. C'est le cas des binômes latins qui sont utilisés pour les plantes dans la nomenclature de Linné et qui ont ensuite été repris pour nommer les oiseaux. Par exemple "parus major" qui désigne la "mésange charbonnière" contient l'adjectif épithète "major" qui signifie "grand" en latin car il s'agit de la plus grande des mésanges, et "parus caeruleus" qui désigne la mésange bleue contient l'adjectif épithète "caeruleus" qui veut dire "bleu" en latin car elle a la calotte bleue ciel. Néanmoins les définitions des oiseaux sont un petit peu plus artificielles que celles des plantes car il n'y a pas un critère particulier sur lequel on puisse fonder une méthode pour classer les oiseaux alors que pour les plantes, on peut se baser systématiquement sur le nombre et la disposition des organes sexuels, étamines et pistils, visibles dans la fleur, pour différencier les genres, la marque de différenciation désignant l'espèce. Dans cet exemple, les marques "taille" et "couleur" ne peuvent être pris comme les seuls critères de différenciation pour distinguer ces deux oiseaux car la taille de la mésange charbonnière peut sembler plus petite avec la distance et le bleu de la calotte de la mésange bleue peut être offusqué par la lumière du jour, donc il faut plus de 2 marques pour pouvoir les distinguer à tout moment et en toute circonstance car tel était le but de la nomenclature des plantes. De plus le seul critère dont on ne peut pas s'en passer quand on est naturaliste: le chant de l'oiseau, n'est pas pris en compte dans le nom de l'oiseau.
    Linné critique les définitions artificielles pour les plantes et donc par extension pour les êtres vivants en rappelant qu'on ne pourra jamais deviner les marques des plantes qu'on n'a pas encore découvert ce qui a pour conséquence que si on trouve une plante avec une marque qui est déjà utilisée comme critère de différenciation des genres, il faut revoir entièrement la classification des genres ainsi que la classification des niveaux hiérarchiques supérieurs au genre. Ce qui veut dire que pour le naturaliste les définitions artificielles sont très changeantes, très instables, et doivent être constamment revues et actualisées de façon à ce que un seul critère d'identification suffise à chaque niveau hiérarchique pour différencier les êtres étudiés.
  2. Les définitions naturelles où il s'agit de décrire les genres et les espèces de façon exhaustive afin d'avoir dans sa définition toutes les marques qui rapprochent ou différencient les individus entre eux. Si on découvre de nouvelles espèces et que ces marques ne sont pas prévues dans la description, il suffirait de les rajouter sans avoir à réviser tout ce qui a été dit auparavant. Ce type de définition n'est pas utilisé pour présenter les espèces au muséum, mais est utilisé dans les ouvrages d'ornithologie au-dessous du nom latin de l'oiseau, d’un point de vue pratique c’est celle-ci qui aide à reconnaître l'oiseau en tant qu'espèce.
    Alors que le nom latin de l'oiseau relève de la définition artificielle, la description de l'oiseau relève de la définition naturelle, dans un guide ornithologique en plus de la taille, de la forme et de la couleur, on a toujours le chant qui est énoncé comme critère d'identification pouvant caractériser une espèce, mais peut-être pas un genre.
    Une quatrième définition dont Linné n'en parle pas est aussi utilisée par les ornithologues, il s'agit du prototype qui se déduit de la définition naturelle, et qui permet de comparer les espèces entre elles. Par exemple la mésange charbonnière est légèrement plus grande que la mésange bleue, possède une raie noire sur le ventre, et chante titu-titu-titu sans trilles.
  3. Les définitions essentielles où parce que l'on connaît l'extension exacte du groupe d'individus étudiés, on a la bonne marque pour distinguer un genre de tous les genres du même ordre à chaque fois et celle-ci est suffisante. Or il n'existe pas d'ordres naturels car on aura toujours des doutes sur les ordres et tous les genres existant ne seront jamais découverts en totalité. Linné est anti-essentialiste car il pense qu'on n'a pas une connaissance parfaite du système naturel des plantes.

B.b) Interprétation de l'index de tous les oiseaux exposés à la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006 par ordre alphabétique

B.b.1) Présentation générale des oiseaux exposés

Le nombre d'espèces exposées est d'environ 321 oiseaux sans compter les exemplaires multiples, les exemplaires de sexe différent et les poussins de la même espèce.

Ce nombre et tous les nombres qui suivent sont sujet à caution car je suppose que les spécimens sont pour la plupart remplacés assez régulièrement. Puisque quand j'ai commencé l'enquête au début de novembre 2006, les oiseaux exposés à l'air libre étaient très beaux et à la fin de décembre 2006, ils avaient l'air essoufflés. Donc même s'il s'agit d'une exposition permanente, je pense que le nombre de spécimens exposés et l'espèce des spécimens exposés ne sont pas fixes.
Les collections se divisent en trois actes:
-Le premier acte s'intitule la "Diversité du vivant" et comprend le niveau 0 et le niveau 1. Le niveau 0 est consacré aux "Milieux marins" et expose 13 oiseaux d'espèces différentes parmi les autres animaux exposés. Le niveau 1 est consacré aux "Milieux terrestres" et expose 144 oiseaux d'espèces différentes.
-Le deuxième acte s'intitule "L'évolution de la vie", il se situe au niveau 3 et expose 51 oiseaux d'espèces différentes.
-Le 3ème acte s'intitule "L'homme, facteur d'évolution", il se situe au niveau 2 et expose 124 oiseaux d'espèces différentes.
On attend peut-être du visiteur qu'il visite le niveau 0 puis le niveau 1 puis le niveau 3 puis le niveau 2. Mais du point de vue du visiteur, l'ordre de la visite est arbitraire car aucune contrainte matérielle ne lui est imposée.
Le niveau 1 et le niveau 2 sont alors les niveaux les plus chargés en oiseaux. Les actes sont divisés en thème, et les thèmes regroupent plusieurs vitrines. Seuls 20 thèmes sur 30 concernent 1 ou plusieurs oiseaux.

On peut classer les oiseaux par ordre et par famille. L'ordre est le niveau hiérarchique le plus haut dans l'embranchement des oiseaux et la famille est le niveau hiérarchique qui vient juste après l'ordre. Le classement par genre n'est pas pertinent car il y a beaucoup d'oiseaux.
En tout 25 ordres sont exposés dont 86 familles pour 321 oiseaux.

B.b.2) Les collections les plus vastes

La collection la plus vaste est celle des "Forêts tropicales d'Amérique", elle présente 53 oiseaux sur les 321 exposés. En seconde place vient la collection d'oiseaux dans la "Salle des espèces menacées ou disparues" avec 47 spécimens. Et en dernière place vient le thème "Tout se complique" avec pour seul spécimen les flamants rose au niveau 2.

B.b.3) Les familles représentées par le plus grand nombre d'espèces

Les familles les plus représentées sont d'abord les phasianidés qui sont représentés par 24 espèces, puis les psittacidés qui sont représentés par 19 espèces, puis les columbidés qui sont représentés par 18 espèces et enfin les anatidés qui sont représentés par 15 espèces.

B.b.4) Les ordres représentés par le plus grand nombre d'espèces

Les ordres les plus représentés sont d'abord les passériformes avec 65 espèces, puis les galliformes avec 30 espèces, puis les charadriiformes avec 28 espèces, puis les piciformes avec 19 espèces, puis les psittaciformes avec 19 espèces, puis les ansériformes avec 15 espèces.

B.b.5) Les ordres représentés par le plus grand nombre de familles

Les ordres représentés par le plus grand nombre de familles sont premièrement les passériformes qui sont représentés par 20 familles, et deuxièmement les charadriiformes qui sont représentés par 10 familles.

B.b.6) Conclusion

321 espèces d'oiseaux naturalisés sont exposées sur 4 étages pour représenter 3 actes et 20 thèmes. L'acte 1 et l'acte 3 qui se situent aux étages 0,1 et 2 rassemblent à eux seuls 87% des oiseaux exposés.
La collection la plus vaste est celle des "Forêts tropicales d'Amérique", elle présente 16,5% des oiseaux exposés, la famille la plus représentée est celle des phasianidés et l'ordre le plus représenté est celui des passériformes.
Généralement les familles qui sont représentées par des espèces nombreuses ont des ordres représentés par des espèces nombreuses, c'est le cas des anatidés, des columbidés, des phasianidés et des psittacidés. Et les ordres qui sont représentés par des familles multiples sont représentés par beaucoup d'espèces, c'est le cas des charadriiformes et des passériformes.

B.c) Les oiseaux exposés qui sont également présents en Ile-de-France

B.c.1) Présentation générale des oiseaux exposés qui sont également présents en Ile-de-Fance

Le nombre d'espèces d'oiseaux exposés que l'on peut retrouver en Ile-de-France est d'environ 79 oiseaux sans compter les exemplaires multiples, les exemplaires de sexe différent et les poussins de la même espèce. Il représente environ 25% des oiseaux exposés à la Grande Galerie de l’Evolution.
Ce nombre doit aussi varier selon le mois et l'année où on les compte.
Le fait qu’un oiseau puisse être vu en Ile-de-France n’implique pas qu’il provienne de la région parisienne car la répartition des oiseaux ne se confond pas avec la répartition des villes et des pays.
L'acte 1 intitulé "Diversité du vivant" comprend en tout 32 de ces oiseaux, l'acte 2 intitulé "L'évolution de la vie" comprend 21 de ces oiseaux, et l'acte 3 intitulé "L'homme, facteur d'évolution" comprend 46 de ces oiseaux.
Le niveau 1 et le niveau 2 restent les niveaux les plus chargés.
En tout 68% des ordres, 42% des familles et 25% des espèces peuvent être retrouvées en Ile-de-France.

B.c.2) Les collections les plus vastes d'oiseaux naturalisés qui peuvent être retrouvées en Ile-de-France

La collection la plus vaste est celle du thème "Sur les traces du vivant", 19 de ses oiseaux peuvent aussi être vus en Ile-de-France. En seconde place vient la collection d'oiseaux du thème "Transformation des paysages" où 15 de ses oiseaux peuvent de même être retrouvés en Ile-de-France. Un nombre important d'oiseaux également présents en Ile-de-France se trouvent aussi dans les thèmes "La planète aujourd'hui" et "Classification des espèces". Par contre le thème "Forêts tropicale d'Amérique" ne possède qu'un seul oiseau qui pourrait être vu en Ile-de-France, c'est le: Balbuzard pêcheur.

B.c.3) Les familles où il y a le plus grand nombre de représentants d'Ile-de-France

Les familles les plus représentatives d'Ile-de-France en nombre d'espèces exposées à la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006 sont les anatidés dont 12 des 15espèces exposées peuvent être retrouvées en Ile-de-France. Sont également bien représentés les columbidés, les corvidés et les scolopacidés avec 5 espèces pour chacun.

B.c.4) Les ordres où il y a le plus grand nombre de représentants d'Ile-de-France

Les ordres les plus représentés sont les charadriiformes avec 19 espèces également présentes en Ile-de-France, puis les passériformes avec 16 espèces, et enfin les ansériformes avec 12 espèces.

B.c.5) Les ordres représentés par le plus grand nombre de familles également présentes en Ile-de-France

Les ordres représentés par le plus grand nombre de familles également présentes en Ile-de-France sont premièrement les charadriiformes avec 8 familles présentes et deuxièmement les passériformes avec 7 familles présentes.

B.c.6) Conclusion

25 % des oiseaux naturalisés exposés à la Grande Galerie de l’Evolution fin 2006 peuvent être retrouvés à l’état sauvage en Ile-de-France. L'acte 1 et l'acte 3 qui se situent aux étages 0, 1 et 2 rassemblent à eux seuls les 3/4 des oiseaux qui pourraient être observés au même temps en Ile-de-France et à la Grande Galerie de l’Evolution.
La collection la plus vaste possédant des spécimens qui peuvent être vus en Ile-de-France est celle du thème "Sur les traces du vivant", elle représente 6% des oiseaux exposés. La famille où il y a le plus grand nombre de représentants d'Ile-de-France est celle des anatidés. Et l'ordre où il y a le plus grand nombre de représentants d'Ile-de-France est celui des charadriiformes, qui devance de 2 celui des passériformes.
Généralement les familles qui sont représentées par des espèces nombreuses ont des ordres représentés par des espèces nombreuses, c'est le cas des ansériformes, charadriiformes, columbiformes et passériformes. Et les ordres qui sont représentés par des familles multiples sont représentés par beaucoup d'espèces, c'est le cas des charadriiformes et des passériformes.

C] Les oiseaux préférés des français et la Grande Galerie de l'Evolution

C.a.1) Méthode et problèmes

J'ai posé sur Yahoo! Questions/Réponses la question suivante: Quels sont vos oiseaux préférés? Toutes les réponses obtenues sauf une m'ont parues convenables. J'ai donc pris en compte les réponses de 20 personnes 4 qui ont cité chacune un ou plusieurs oiseaux soit en tout 36 oiseaux.
Les noms vulgaires d'oiseaux ne correspondent pas toujours à des espèces comme c'est le cas du rouge-gorge, certains correspondent à des familles comme c'est le cas des perroquets et d'autres à des genres comme c'est le cas des paons. J'ai pris cela en compte pour compter le nombre de représentants qui correspondent à cet oiseau dans la Grande Galerie de l'Evolution qui sont aussi présents en Ile-de-France ou dans le monde ainsi que le nombre approximatif d'espèces existant en Ile-de-France ou dans le monde en utilisant tantôt l'ouvrage "Les oiseaux d'Ile-de-France, l'avifaune de Paris et de sa région.", tantôt le site www.oiseaux.net.
J'ai classé tous les noms par catégorie et toutes les catégories par ordre de préférence. On abordera alors une à une les catégories favorites des plus préférées aux moins préférées et on répondra aux questions suivantes:
-Pourquoi cette catégorie?
-Quels sont les oiseaux qu'elle contient?
-Comment sont-ils représentés à la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006?
-Il y a-t-il un oiseau qui est particulièrement convoité dans cette catégorie?

4Je n'ai pas participé car j'aime les oiseaux que les gens n'aiment pas.

C.a.2) Les oiseaux exotiques

Les oiseaux préférés des Français sont les oiseaux exotiques dont les perroquets, les colibris, les albatros, les toucans, les paons, et les diamants de Gould. Aucun de ces oiseaux ne niche en France.
Seul 4 familles sur les 6 citées sont représentées à la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006, il s'agit des perroquets, des colibris, des albatros et des toucans.
Les plus représentés sont les perroquets avec 19 représentants, puis les colibris avec 9 représentants, puis les toucans avec 6 représentants, puis les albatros avec 5 représentants.
L'oiseau préféré des Français est en tout point, d'après cette enquête le perroquet qui appartient à la famille des psittacidés. 35% des personnes les ont cités et ils sont présents dans 19% des réponses.

C.a.3) Les oiseaux de salon

En deuxième place viennent les oiseaux de salon dont les canaris. Ceux-ci nichent en France à l'état sauvage sous le nom de serin cini.
Aucun canari naturalisé n'est représenté à la Grande Galerie de l'Evolution.
Il arrive en deuxième place du classement avec 20% des votants et 11% des réponses.

C.a.4) Les oiseaux du printemps

En troisième place viennent les oiseaux du printemps avec les hirondelles. Celles-ci nichent en France et sont visibles au printemps.
Aucune hirondelle naturalisée n'était présente à la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006.
L'hirondelle appartient à la famille des hirundinidés. Elle a été citée par 15% des votants et 8% des réponses. Elle arrive en 3ème place.

C.a.5) Les oiseaux qu'on peut nourrir pendant l'hiver

En quatrième place viennent les oiseaux qu'on peut nourrir pendant l'hiver dont les mésanges, les rouges-gorges, les moineaux, les pigeons et les mouettes.
La Grande Galerie de l'Evolution expose tous les moineaux et les pigeons existant en Ile-de-France, mais n'expose que trois mouettes (laridés) sur les 12 existant en Ile-de-France.
Tous ces oiseaux viennent exaquos en 4ème place.

C.a.6) Les oiseaux qui symbolisent un peuple

En 5ème place viennent les oiseaux qui symbolisent un peuple. Les pays reconnus ont été l'Italie et l'Alsace Lorraine.
J'ai supposé que les cigognes et les chardonnerets élégants évoquaient l'Alsace Lorraine, et que les oiseaux-lyres et les aigles évoquaient l'Italie, en fonction des réponses des visiteurs et du symbolisme de l'oiseau. Par contre cela n'a aucune conséquence sur la répartition géographique de l'oiseau.
Les cigognes et les chardonnerets élégants sont autant présents en Alsace Lorraine qu'en Italie. Les oiseaux-lyres ne sont pas présent en Italie mais existent en Australie. Mais les aigles sont tout de même très présents en Italie.
Seul les cigognes et les aigles sont représentés dans la Grande Galerie de l'Evolution, et l'aigle est l'oiseau le mieux représenté avec 9 spécimens naturalisés.
Tous ces oiseaux arrivent exaquos en cinquième place.

C.a.7) Les rapaces nocturnes

En sixième et dernière place viennent les rapaces nocturnes dont les plus cités sont les chouettes effraies. Celles-ci nichent en France et sont visibles le soir.
La chouette effraie en tant qu'espèce est très bien représentée à la Grande Galerie de l'Evolution et les oiseaux de nuit sont également assez bien représentés.
Tous ces oiseaux viennent à la 6ème place.

C.a.8) Conclusion

En conclusion l'oiseau préféré des français est le perroquet qui correspond aux oiseaux de la famille des psittacidés. Ils sont très bien représentés à la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006.
Par contre parmi les oiseaux préférés des Français, il y a beaucoup de familles, de genres et d'espèces qui ne sont pas du tout représentés, il s'agit des paons, des diamants de Gould, des canaris, des hirondelles, des mésanges, des rouges-gorges, des oiseaux-lyres, des chardonnerets élégants, et de certains oiseaux de nuit.
On peut se demander si la présence de ces oiseaux émerveillerait les visiteurs ou si elle les choquerait du fait que ce sont des oiseaux qu'ils admirent. Mais on n'en sait rien et on ne le saura jamais.

Conclusion

En conclusion, on pourrait réutiliser l'idée que les animaux n'ont pas de décoration dans leur vitrine pour prendre du recul par rapport aux interprétations que l'on pourrait faire des oiseaux naturalisés. Par exemple j'aurais tendance à critiquer la disposition des manchots empereur au niveau 0 dans le thème Arctique antarctique, parce que l'on voit un couple de manchots avec quatre poussins sur une glace peu épaisse sous laquelle on aperçoit un banc de moulages de poissons en provenance de l'arctique et de l'antarctique qui pourrait leur servir de nourriture. Or les couples de manchots empereur n'ont que un poussin par an, et les poissons qu'ils mangent ne peuvent que provenir de l'arctique. Mais interpréter le vivant n'est-ce pas lui donner la vie? Est-ce que cette fausse banquise, le tapis de verre vert, doit être considérée comme un morceau de matériel de construction qui a servi à construire le bâtiment et que l'on imagine être une fine banquise printanière, ou est-ce qu'il s'agit d'une décoration qui a été conçue pour ressembler à une banquise? Il est vrai que le tapis de verre en lui-même ne ressemble pas à une banquise car d'autres scénographes en d'autres lieus ont mis en scène des poupées de manchots empereur sur une vraie banquise reconstituée et qui ressemble plus à de la neige que celle-là. Alors si cette banquise c'est notre imagination qui la fabrique, rien n'empêche que la critique que j'ai fait soit une mauvaise interprétation de ce que les scénographes ont voulu montrer. Mais qu'est-ce qu'ils ont voulu montrer? A côté il y a un film muet qui passe en boucle la vie des manchots empereur, ce film s'intitule "La parade des manchots empereur" et a été conçu par M. Jouventin et G. Meurgues, mais comme il n'a pas de son, il est impossible d'identifier une seule scène qui puisse illustrer la parade des manchots empereur, on ne voit pas les couples de manchots empereur qui répètent leur propre séquence de chant pendant des heures, puis qui se reconnaissent au chant après de longues traversées pour aller nourrir leur petit. Je pense que le film et la scénographie des manchots empereurs sont là pour qu'on puisse imaginer d'un côté les moments joyeux et de l'autre des moments plus tristes de leur histoire, mais pas pour qu'on puisse essayer de saisir l'exacte réalité de la vie des manchots. La réalité que le muséum expose semble assez fuyante mais elle n'est pas pour autant anti-scientifique. Et la mixture entre la science et le rêve pour exposer la science au public est tout de même assez fréquente, par exemple à la cité des sciences, l'exposition: "Sommes nous seuls dans l'univers?" Commence par montrer des extraits de films pour illustrer l'intérêt que porte le monde du cinéma pour le thème de la vie dans les autres planètes, comme si le rêve était un prétexte pour créer des théories et des outils scientifiques afin de concrétiser ce rêve? Est-ce que les scientifiques rêvent avant de créer? Ou est-ce que nous avons besoin de rêver pour croire en la science?
Et on pourrait réutiliser mes bases de données même si elles sont fausses pour reconstituer l'état de la Grande Galerie de l'Evolution avant 1965, grâce au plan de la Grande Galerie de Zoologie en 1954, publié p.77 dans l'ouvrage "La grande galerie du muséum national d'histoire naturelle, conserver c'est transformer", et aux trois poèmes de Michel Butor dans l'ouvrage " Les naufragés de l'arche", où le premier poème intitulé, "Les adieux" marque la fermeture de la Grande Galerie de Zoologie en 1965, le second poème intitulé "L'absence" remémore les oiseaux qui étaient exposés dans cette galerie, peut-être parce que le nom "Butor" désigne aussi un oiseau, et le troisième poème intitulé, "Le retour" témoigne de l'ouverture de la Grande Galerie de l'Evolution le 21 juin 1994, et pourrait servir de moyen pour tester la fiabilité de ses énumérations car on a la liste des oiseaux exposés le 21 juin 1994 dans l'ouvrage "La grande galerie du muséum national d'histoire naturelle, conserver c'est transformer". Et finalement on pourrait faire aussi un parallèle avec les oiseaux présents dans le Jardin des Plantes en 1989, grâce à la monographie "Les oiseaux sauvages du jardin des plantes" écrite par Pascal Le Roc'h et Pierre Nicolau-Guillaumet.

Bibliographie

Problématique : Quel sens donner aux oiseaux naturalisés exposés à la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006 ? (Bibliographie de l'étude faite ici).

A) Les oiseaux de la Grande Galerie de l'Evolution

A.a) Les oiseaux naturalisés de la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006

A.a.1) Image: Le plan de la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006
Galey Bertrand-Pierre (dir.) Plan, Grande Galerie de l'évolution. Paris, Le Muséum National d'Histoire Naturelle, 2006. 1 plan. Août 2006.

A.a.2) Base de donnée extraite de l'observation de spécimens exposés dans la Grande Galerie de l'Evolution (et dans la Salle des espèces menacées et des espèces disparues) fin 2006
Del Socorro Françoise. [sur Word]. Index de tous les oiseaux exposés à la Grande Galerie de l'Evolution fin 2006. Dernière mise à jour en décembre 2006 - [Consultée en janvier 2007]. Les données on été collectées à ces dates: 20/10/2006, 01/11/2006, 09/11/2006, 11/11/2006, 17/11/2006, 23/11/2006, 25/11/2006, 01/12/2006, 20/12/2006 à la Grande Galerie de l'Evolution du Muséum d'Histoire Naturel qui se situe au 36, rue Geoffroy Saint Hilaire, 75005, Paris, France et chaque nom d'oiseau de la liste proposé pour fin 2006 a 73% de chances de correspondre à l'oiseau qui est effectivement exposé. Non accessible.

A.b) Les oiseaux naturalisés de la Grande Galerie de l'Evolution à sa réouverture le 21 juin 1994

A.b.1) Chapitre d'une monographie: Les oiseaux exposés en 1994 à la Grande Galerie de l'Evolution (sans les oiseaux exposés dans la Salle des espèces menacées et des espèces disparues)
Bezombes Dominique (dir.), La grande galerie du muséum national d'histoire naturelle, conserver c'est transformer. Edition brochée. Tours, Le Moniteur et la Mission interministérielle des Grands Travaux (Paris), 1994. Sur quelques collections exposées, p.159, 161-163. ISBN 2-281-19082-X.

A.b.2) Chapitre d'une monographie: Les oiseaux exposés en 1994 à la salle des espèces menacées et des espèces disparues
Bezombes Dominique (dir.), La grande galerie du muséum national d'histoire naturelle, conserver c'est transformer. Edition brochée. Tours. Le Moniteur et la Mission interministérielle des Grands Travaux (Paris), 1994. Chapitre IV, Nouveaux regards, Les spécimens de la salle des espèces menacées et des espèces disparues, p.141-142. ISBN 2-281-19082-X.

A.c) Les oiseaux naturalisés et le public

A.c.1) Chapitre d'une monographie: Le semblant de la vie
Bezombes Dominique (dir.), La grande galerie du muséum national d'histoire naturelle, conserver c'est transformer. Edition brochée. Tours. Le Moniteur et la Mission interministérielle des Grands Travaux (Paris), 1994. Chapitre IV, Nouveaux regards, Le spectacle de la diversité du vivant, p.120-124. ISBN 2-281-19082-X.

A.c.2) Partie de monographie: Sur le cygne des logiciens
Drouin Jean-Marc. Les fondements de la botanique, Linné et la classification des plantes. In Hoquet Thierry (dir.). Paris, Vuibert, 2005. Chapitre 2, Linné et la dénomination des vivants: portrait du naturaliste en législateur, Le cygne des logiciens et celui des naturalistes, p.41 à 43. ISBN 2-7117-9145-9

A.c.3) Partie de monographie: Sur la nomenclature de Linné
Müller-Wille Staffan. Les fondements de la botanique, Linné et la classification des plantes. In Hoquet Thierry (dir.). Paris, Vuibert, 2005. Chapitre 3, La science baconienne en action: la place de Linné dans l'histoire de la taxonomie, Linné et la définition, p.78 à 86. ISBN 2-7117-9145-9

B) Les oiseaux vivants

B.a) Les oiseaux de la région parisienne

B.a.1) Chapitre d'une monographie: Les oiseaux de la région parisienne en 1999
Le Maréchal Pierre, Lesaffre Guilhem. Les oiseaux d'Ile-de-France, l'avifaune de Paris et de sa région. Centre Ornithologique d'Ile-de-France. Paris, Delachaux et Niestlé SA (Lausanne - Switzerland), 2000. Index, p. 339-343. ISBN 2-603-01177-4.

B.a.2) Chapitre d'une monographie: Le statut en région parisienne des oiseaux de la région parisienne en 1999
Le Maréchal Pierre, Lesaffre Guilhem. Les oiseaux d'Ile-de-France, l'avifaune de Paris et de sa région. Centre Ornithologique d'Ile-de-France. Paris, Delachaux et Niestlé SA (Lausanne - Switzerland), 2000. Codification de la liste, p.312, Liste des oiseaux de région parisienne (1999), p.313-321. ISBN 2-603-01177-4.

B.b) Les oiseaux proches de l'homme

B.b.1) Question résolue en ligne: Les oiseaux préférés des Français
Quels sont vos oiseaux préférés? [En ligne]. Yahoo France, Service Yahoo! Questions/Réponses, décembre 2006 [Consulté fin 2006]. Fil RSS:
http://fr.answers.yahoo.com/rss/question?qid=20061213095405AAV0fMO

B.b.2) Partie d'une base de données électronique: Les oiseaux nocturnes
Nocturne - Nocturnes. Oiseaux.Net [En ligne]. Moselle: Association Ecopains d'abord, 1996-2007. [Consultée fin 2006 - Imprimée le 19 janvier 2007]. Oiseaux > Glossaire > Nocturne - Nocturnes > http://glossaire.oiseaux.net/nocturne.html

B.b.2) Texte de loi: Les oiseaux domestiques
Arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d'animaux domestiques. Journal Officiel de la République Française, NOR: DEVN0650509A, J.O n° 233 du 7 octobre 2006, texte n° 45. Lien permanent: http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf? numjo=DEVN0650509A

B.c) Les oiseaux virtuels

B.c.1) Base de données électronique: Les oiseaux du monde
Oiseaux.Net [En ligne]. Moselle: Association Ecopains d'abord, 1996-2007. CNIL : Visa n° 735683. http://www.oiseaux.net/

B.c.2) Base de données électronique: Les oiseaux du monde
Denis Lepage. Avibase - The world bird database [En ligne]. Ontario: Études d'Oiseaux Canada, 2003-2007. http://www.bsc-eoc.org/avibase/avibase.jsp